Lettre ouverte aux électrices et électeurs de droite et du centre

Publié le par LeTerrien

 

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Électrices, électeurs de droite, de l'UMP ou Front National, en passant par le centre, pour défendre vos idées vous accordez vos votes à une engeance d'hommes politiques, qui en fait vous ment, ne vous respecte pas et dont le seul but est leurs carrières dans des postes privilégiés.

Si vos valeurs, dites conservatrices, sont : l'ordre, la sécurité, et l'image d'une France digne et écoutée dans le monde, je suis persuadé que vous êtes également pour la justice, l'honnêteté, les vertus du travail et que vous êtes contre la misère, la corruption et le gâchis de vos impôts mal employés.

Alors je fais confiance à votre perspicacité et à votre jugement pour comprendre que Nicolas Sarkozy vous a berné sur toute la ligne, et que pratiquement toutes ses décisions et toutes ses actions ont été à l'encontre de vos valeurs et de vos attentes.

 

LE BILAN

  • La délinquance a atteint à ce jour un niveau record. Les prisons françaises sont surpeuplées. Un État où il y a peu de gens emprisonnés, n'est pas un état où l'on fait beaucoup de grâce, mais un état bien gouverné.

    Alors là, on peut dire compte tenu des chiffres que Sarkozy tient le pompon.

  • Ce pouvoir parle beaucoup de réformes et pour cause, tout le monde est conscient qu'il en faut. Mais là aussi c'est un désastre. Que ce soit dans le social ou dans l'économie, toutes les pseudos réformes menées par le gouvernement sont des échecs. Aucune amélioration dans aucun domaine, tous les chiffres en attestent. Les caisses sont vides ! (dixit Fillon).

    Des déficits partout, du budget de l'Etat en passant par les caisses de retraite et de sécurité sociale.

  • Le commerce extérieur est en chute libre (et pourtant Sarkozy voulait vendre le « rafale » à son ami Kadhafi).

  • Le chômage, si l'on arrêtait de nous mentir et de trafiquer les chiffres, est en hausse et atteint des sommets dangereux pour toute la société.

  • Le pouvoir d'achat est en berne, pas en Suisse mais en France, pour la simple et bonne raison que malgré les discours la part belle dans l'économie française est faite aux capitaux au détriment des salaires, sauf ceux des grands patrons qui ont atteint un niveau d'indécence que rien ne peut expliquer ni excuser.

  • Les fermetures inconsidérées de services publics sur le territoire (maternités, hôpitaux, tribunaux, casernes, postes, écoles, etc. ) et la diminution des effectifs de police sont de fausses et de mauvaises économies. Par contre réduire le train de vie de l’État, c'est à dire du Président, des ministres, des élus et des hauts fonctionnaires, ce qui en plus d'être moral, serait plus significatif qu'on ne le pense. Mais là, non seulement il n'en a pas été question, mais on a même vu certaines abbérations, des cigares de M. Blanc aux tenues de grands couturiers de Rachida jusqu'aux voyages incongrus de M. Estrosy et j'en passe et des meilleures.

  • Quant à la place de la France dans le monde, entre le discours de Dakar de Sarkozy plus toutes ses amitiés vite trahies avec les dictatures, elle a considérablement diminué. Les prises de position désastreuses de MAM qui comme d'autres ministres aimait plus les vacances aux frais de la princesse que la tâche quotidienne et ingrate d'un ministre sérieux au travail. Non, la Grande Bouffe, les soirées arrosées de grands crus, tout cela dans un luxe indécent voilà ce que nous a montré ce gouvernement, peu reluisant et surtout qui vous a trompé sans vergogne.

 

Après Chirac, dont on ne saura jamais combien il a culbuté de maîtresses, ni combien il a fait de choses illégales, Sarkozy n'a pas redoré le blason de la droite.

Nicolas Sarkozy et ses troupes, aux vues de toutes ces erreurs commises, se raccrochent désespérément à un argument positif d'après eux, pour sauver la face.

Ils clament haut et fort que la crise financière de 2008 est pour beaucoup dans la situation peu reluisante où se trouve la France aujourd'hui, et que le roi Sarkozy a géré cette crise d'une façon magistrale en sauvant le système bancaire.

 

Quel individu, le plus sot soit-il, n'aurait pas effectué ce sauvetage qui s'imposait d'office ? Et tous les pays ont été obligé d'intervenir et ont fait de même.

Alors mérite : Zéro !

 

Par contre avoir laissé le secteur financier en arriver là, cela est coupable. Depuis, à part des paroles, paroles, paroles, il a laissé faire pour que tout recommence, cela le disqualifie totalement.

Les bonus des traders, les bénéfices et les spéculations financières les salaires et primes des grands patrons, tout ceci a explosé en 2010 .

Rien, mais rien de rien n'a changé et tout le monde s'en rend compte.

Cette crise financière de 2008, partie de la finance états-unienne, dont M. Sarkozy vantait le modèle, est révélatrice d'une crise structurelle bien plus grave de l'économie réelle.

En effet des organismes financiers qui spéculent au niveau planétaire dans une économie virtuelle et qui pour faire encore plus et vite du fric, ont décidé de créer des produits financiers toxiques. A savoir, prêter à des taux élevés à des familles ou à des individus non solvables, cela leur a permis de gagner gros en refilant la patate chaude a des plus naïfs (des banques françaises par exemple) croyant s'en mettre plein les poches.

Le vrai problème, c'est qu'avec une mauvaise répartition des richesses, donc de moins en moins d'individus solvables (qui représentent la demande mondiale) et de l'autre côté des capacités de production grâce aux développement des pays émergents et surtout aux nouvelles technologies par le biais de la mécanisation et de l'automatisation (ce qui représente l'offre mondiale), un déséquilibre s'est créé.

 

Je trouve qu'à droite, en réalité il n'y a qu'une personne qui sorte du lot et qui puisse représenter ses électeurs décemment : c'est Dominique de Villepin, même si personnellement je trouve qu'il ne va pas assez loin et à condition qu'il arrive à oublier sa collaboration chiraquienne pour sortir définitivement la droite de ses travers.

Je tiens également à dire que d'autres personnalités de « droite » en retrait des premières lignes médiatiques méritent le respect de tous.

 

Je pense particulièrement à M. Henri Guaino, conseiller du président, un Richelieu ou un Mazarin qui malheureusement contrairement à ces deux personnages semble avoir beaucoup moins d'influence.

 

Guaino se dit gaulliste et je n'en doute pas. Il comprend bien à priori que la direction d'un pays, dont le but est le bien vivre ensemble, doit trouvé le plus juste équilibre dans ses décisions et ses actions afin d'éviter la lutte des classes.

Peut-être que le problème de M. Guaino, qui écrit les discours de Sarkozy (très beau discours de Toulon sur le capitalisme financier) ne se rend pas compte que le président, après avoir recité la leçon, agit d'une tout autre façon en fonction de ses amitiés, de ses croyances et de son tempéremment.

 

Sarkozy en tant que personne humaine ne doit vraiment pas être mauvais, le problème c'est qu'il est rentré trop jeune en politique et qu'il a eu comme exemples, surtout avec Chirac, une façon de faire de la politique qui n'était que : complots, combines, alliances, mésalliances, trahisons, et que les problèmes étaient traités au jour le jour à l'emporte pièce, sans réflexions à long terme pour l'intérêt de tous, et il répète les mêmes erreurs.

 

Guaino, propre, intelligent, avec de bonnes idées générales en politique, n'est juste qu'un conseiller qui manque de charisme pour faire appliquer ses vues politiques. A chaque fois que je l'ai vu participer à un débat, je ne l'ai jamais vu se dérober aux questions en employant la langue de bois et ceci est si rare dans son camp que cela mérite d'être souligné.

 

Electrices, électeurs de l'UMP, du Front National et du Centre, pour vos valeurs, pour votre avenir, pour votre moralité, pour vos enfants, pour la France, ne donnez plus de chèques en blanc avec vos votes à des guignols.

Et surtout ne privilégiez pas systématiquement vos intérêts financiers au détriment de vos valeurs, et choisissez un candidat digne de vous représenter et de vous satisfaire dans un juste équilibre.

 

Publié dans Politique

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