OMERTA : LA PRESSE FRANÇAISE AVEUGLÉE PAR LES SHOWS DU POUVOIR

Publié le par LeTerrien

 

De grosses économies sont à faire, si la France veut respecter le déficit maximum prévu par le traité de Maastricht.

Comme il n'est pas question d'augmenter les impôts des plus riches, qui sont des amis personnels de nos dirigeants ( ils bouffent ensemble, certains leur prêtent gratos villas et yachts), il ne serait pas sympa de les taxer.

 

Il n'est pas question non plus de réduire le train de vie des élites dirigeantes et de tous les grands commis de l'Etat, en effet ce n'est pas qu'ils bossent beaucoup, mais raconter des salades sans arrêt, obliger de faire semblant d'aimer le foot, se forcer à sourire dès qu'il y a une caméra, tout cela croyez-moi, n'est pas donné à tout le monde et vaut bien des revenus exceptionnels.


Rappelons nous "La « cassette Méry »", bien vite passée aux oubliettes, vu que tous les partis ont croqué.

Cette cassette égarée par DSK (il devait avoir la tête dans le cul... de qui...?) a eu le mérite de faire l'unanimité, le consensus absolu des quatres partis au pouvoir (RPR, UDF, PS, PC), pour la faire disparaître et ne plus jamais la remettre sur le tapis.

Il faut dire que cette cassette parlait des primes que se partageait la classe politique (primes qui provenaient d'opérations on ne peut plus douteuses et illégales).

Comme nos hommes politiques qui font propres sur eux, presque trop polis pour être honnêtes, ne sont pas masos et que ce sont eux qui donnent tant les ordres à la police, qu'à la Just- Ice, cela n'a pas été très dur d'étouffer les révélations d'un mort.

Quel farceur ce Méry !

 

 

 

La presse et les médias français connus pour leur goût immodéré des investigations, courageuses au-delà du raisonnable, assoiffés de vérités et de transparence, une presse et des médias dans un pays démocratique ou l'on peut tout dire, à ce point respectueuse de la vie privée et publique, qu'elle s'auto-censure grave et que cela en est pathétique (la cassette Méry est une preuve flagrante des capacités d'investigation).

 

De grands journalistes de renommée et d'envergure internationale, dont la France « d'en Haut » est très fière, exercent dans notre pays.

Regardez PPDA, il est fort (fausse interview de Castro, plagiats ): 20 ans de JT sur TF1, le plus apprécié des français, il force le respect. (Cassette Méry connaît pas).

David Pujadas dont on sent en lui la détermination, la témérité même, l'audace, tout cela devant le Président Sarkozy, filmé en direct, on se demande jusqu'où il va aller ? (Méry, c'est qui?)

La perspicacité et le volontarisme d'Arlette Chabeau et de Claire Chazal sont vraiment impressionnants.

Que dire d'Alain Duhamel et du grandissime Elkabbach, tous les deux d'une franchise, d'une tournure d'esprit au-dessus de tous soupçons, d'une objectivité presque surhumaine, cela fait frémir le téléspectateur.

Deux grands du métier que Georges Marchais doit attendre au paradis avec impatience.

 

Et d'autres encore, dont je n'ai pas cité les noms, mais qui se reconnaîtront lorsque l'on parle de courage, d'intégrité, d'indépendance, de gens qui font un beau métier et d'une manière irréprochable.

 

Le peuple ne se rend pas compte à quel point ce métier de journaliste français demande des qualités hors du commun.

D'ailleurs Coluche leur avait rendu un vibrant hommage dans un de ces sketchs ou il avait su décrire dans les détails leur dur et dangereux métiers.

 

Soyez fiers journalistes de France et de Navarre car grâce à vous la France aux yeux du monde passe pour un pays qu'elle n'est pas.

Et grâce à vous, tous les miséreux de la planète rêvent de cet eldorado de justice sociale, d'égalité, de fraternité, de liberté, surtout de la presse, où la précarité, l'injustice, la corruption, l’omerta et la répression, tout ceci n'existe pas.

Le rêve américain est obsolète.

Vive le rêve français (et les femmes françaises ne sont peut-être pas les plus belles femmes du monde).

Non bravo !

Franchement bravo ! tout est dit, vous êtes les plus forts.

 

Jean-Pierre Pernaut ne doit pas être oublié dans ce panorama d'hommes et de femmes d'exceptions, peut-être même mérite-t-il la palme pour son œuvre complète, un trou noir à lui tout seul, un vrai concurrent pour Elkabbash dans la course à la décrédibilisation du métier de journaleux.

 

 

Comme je crois profondément que personne n'est tout blanc ou tout noir, cette critique, pas tendre assurément, est à prendre pour ce qu'elle est réellement, un cri « du cerveau », pour vous dire d'oser tout simplement, et la plupart d'entre vous en ont les qualités, et après en avoir pris conscience, en auront aussi la volonté.

 

La critique c'est vrai, est tellement plus aisée que l'art bien sûr, mais aussi que l'acte, moi-même peut-être mis dans des situations de conflits entre l'intérêt d'une vie sympa et le risque de tout compromettre, voire de tout perdre, qu'aurai-je fait ?

Chacun voit midi à sa porte, chacun fait ce qu'il peut, chacun son contexte, aussi comprenez bien que je ne jette la pierre à personne.

 

Mais si je peux éveiller ou réveiller en un seul d'entre vous quelques vertus endormies, ce coup de pied dans la fourmilière n'aura pas été vain, et ce n'est que cela en réalité qui m'importe.

 

L'auto-censure a outrance n'est plus permise par ces temps de crises.

Publié dans Société

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